Samedi 26 mars 2005

WHO'S NEXT     The Who

71, Townshend (auteur, compositeur génial) accumule les démos de son nouvel opéra rock. Tommy, son précédent chef d’œuvre, avait eu un impact colossal, acclamé par les critiques qui voit en Townshend le nouveau Wagner. Cette fois-ci, ses ambitions sont plus démesurées mais il est incapable de structurer ce nouveau projet et les producteurs pressentis lui tournent le dos. Pete s’enferme dans un studio londonien accompagné de ses soldats. Décidément, il n’y a pas de cohésion entre les morceaux, pas assez du moins pour transformer l’essai en opéra. C’est là que le génie se pose, il joue du bistouri, retravaille la structure et les arrangements des compos. Un album rock prend forme, de l’accident naît le miracle. Petite révolution, le synthétiseur devient un instrument à part entière. Le groupe atteint des sommets de lyrisme et de puissance. Les who se sont considérés comme les survivants d’un crash, Who’s next étant leur plus singulier échec (non mais qu’est-ce qu'il ne faut pas entendre).

Piste 1 Baba O’ Riley par un dimanche pluvieux, histoire de nettoyer les cages à miel.

 

Par Nico Cobja - Publié dans : www.goonies
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Vendredi 25 mars 2005

Premier album très prometteur d'un jeune songwritter américain.Un mélange suave de folk et de soul qui vous transporte et vous laisse dans un état de douce quiétude. Un disque à écouter un verre à la main, les yeux rivés au plafond.

Par Nico Cobja - Publié dans : www.goonies
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Vendredi 25 mars 2005

BLUE VALENTINE    Tom Waits

Un album de la première période de sa carrière, qui couvre les années 70, alors qu'il utilise encore une forme musicale proche du jazz : piano, contrebasse, saxophone, guitares douces et parfois orchestre à cordes. Dans les années 80, il partira dans des directions plus aventureuses, mais c'est une autre histoire. Ici tout respire un certain classicisme, de la pochette aux thèmes abordés : l'Amérique nocturne racontée dans un style hérité de Kerouac, sur une musique raccord (blues lents, piano bar, jazz lascif), avec cette voix incroyable, éraillée, traînante, de clochard céleste, noyé au fond d'un bar. Ce bar justement, où Tom nous invite à sa table, perdu dans une ville qui pue la solitude des nuits blanches. Ca sent le tabac froid et si vous tendez l’oreille les vieux ragots débités par quelques putes accrochées au comptoir prendront des aspects de mythes urbains.  Grand disque de fin de nuit ou de petit matin blême.

Par Nico Cobja - Publié dans : www.goonies
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Jeudi 24 mars 2005

BLONDE ON BLONDE   Bob Dylan

1966, Dylan est une pop star. Le poète accepte de plus en plus mal l’adulation qu’on lui porte. Sur scène, lors d’une tournée européenne monstrueuse, Bob nargue son publique et se fait siffler à Paris. Néanmoins, dans ce contexte de doute et d’introspection, l’album Blonde on Blonde sort en mai et est considéré immédiatement comme un chef-d’œuvre. Premier double album de l’histoire du rock, électrique et excentrique. Déglingué mais terriblement sec et nerveux, l’album s’ouvre sur une joyeuse fanfare où un Dylan hilare  nous invite à le suivre sur des sentiers enfumés « everybody must get stoned ! ». Son folk est tendre I want you, A vision of Johanna. Un album serein, moins fiévreux et tourmenté que le précédent Highway 61 revisited. Si vous deviez n’en posséder qu’un… 

 

Par Nico Cobja - Publié dans : www.goonies
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Mercredi 23 mars 2005

MARQUEE MOON    Television

 

 

 

 

En écoutant ce chef-d’œuvre de la fin des 70’s, on peut y découvrir une élégance un peu distante qui fait de Television un groupe vraiment à part. « Marquee Moon », n'a pas pris une ride presque trente ans après sa sortie, il reste aujourd'hui encore un disque fascinant de perfection et d'originalité (écoutez par la suite les Stokes et vous comprendrez). Les guitares saisissantes de Tom Verlaine et Richard Lloyd donnent naissance à des morceaux aux architectures surprenantes, l'album déroule ses titres, tous plus grandioses les uns que les autres. C'est un disque qui ne ressemble à aucun autre, bien plus emblématique que ceux  de leurs petits camarades du CBGB (Patti Smith, Blondie, Ramones).  A mettre dans toute discothèque qui se respecte.

Par Nico Cobja - Publié dans : www.goonies
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