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Dimanche 22 mai 2005 7 22 /05 /Mai /2005 00:00

PORNOGRAPHY

    

Kensington Park, Londres, il est tout juste 17 heures, il pleut des cordes et la nuit s’étend. L’hiver ne laisse aucune chance. Dans mes cages à miel, un album, et dans mes tripes, la révélation.

La pochette dit tout : trois garçons flous à l'air fantomatique, des couleurs de feu et une impression globale de mauvais pressentiments. Pornography achève dans les ténèbres la boucle entamée par Seventeen Seconds. Son extrême noirceur est accentuée par une texture sonore ayant gagné en amplitude, écrasée par la batterie de Lol Tolhurst et la voix presque suppliante de Robert Smith. La basse perce à peine, battement de cœur étouffé dans des flots de synthés ("Cold") ; les guitares, douloureuses, stridentes ("One Hundred Years", "Strange Days"), résonnent comme un cauchemar schizophrène d'une effroyable beauté qui se désintègre dans un hallucinant magma sonore, "Pornography", et une promesse de renaissance ("I must fight this sickness, find a cure") qui enverra The Cure vers les sommets des charts, trois ans plus tard, avec The Head On The Door.

 

Par Cobja - Publié dans : www.goonies
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Lundi 4 avril 2005 1 04 /04 /Avr /2005 00:00

TONIGHT'S THE NIGHT   Neil Young

Neil Young a enregistré ici son album le plus sombre, celui où son obsession pour les ravages de la drogue est à son comble. En 1973 la dope a tué deux de ses amis : Danny Whitten, le guitariste de son groupe Crazy Horse, et Bruce Berry, un de ses techniciens. Sous le choc, le Loner enregistre cet album contrasté, entre douleur et douceur. Album concept qui retrace la vie d'un roadie qui devient célèbre et qui en crève. Le morceau titre, dédié à Berry, ouvre et ferme le disque. C'est une chanson déchirante construite autour d'un motif de guitare simple et obsédant, chantée d'une voix crue et bouleversante. Les morceaux rock de ce disque sont bruts, simples, enregistrés sans artifice, et au milieu de la tourmente, ils disent ce qui deviendra le cri de ralliement de Neil Young : Rock'n'roll will never die. Mais cet album contient aussi de belles et calmes ballades comme "Borrowed Tune" ou "Tired Eyes", complainte sur la déchéance, sublimée par une pedal steel guitar apaisante. Un album enregistré live en studio, à la tombé de la nuit lorsque les musiciens étaient suffisamment déchirés pour laisser le spleen faire son oeuvre. La noirceur de cet album effraya la maison de disque qui mettra deux ans avant de sortir ce joyau. Plus difficile d'accès qu'un disque comme Harvest, Tonight's The Night est aussi plus profondément émouvant dans sa fragilité et son humanité.

Par Nico Cobja - Publié dans : www.goonies
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Jeudi 31 mars 2005 4 31 /03 /Mars /2005 00:00

THE NEW YORK DOLLS  (1972)   New York Dolls

 

Trois entités ont influencé le punk, David Bowie, The Stooges et les New York Dolls. Décadents, effrayants, habillés et maquillés comme des traves tout droit sortis de l’imagination d’Hubert Selby Jr, les Dolls ont défoncés à grands coups de bottes à semelles compensées les portes du rock. Une musique unique pour son époque, un album ovni au même titre que Fun House des Stooges. Ce disque annonce les ingrédient du punk-rock de 77, des titres fulgurants comme Personality Crisis ou Looking for a kiss suintent la décadence. Malgré un bel accueil de la critique, le public ne suivra pas, l’air du temps est à Pink Floyd ou à la pop californienne. De l’autre côté de l’Atlantique, un jeune délinquant nommé Steve Jones apprend la guitare en copiant tous les solos de Johnny Thunders (guitariste habité et défoncé des Dolls) ; le jeune Steve sera un jour à la tête de son groupe, les Sex Pistols.

Par Nico Cobja - Publié dans : www.goonies
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Mardi 29 mars 2005 2 29 /03 /Mars /2005 00:00

 NEVER MIND THE BOLLOCKS      The Sex Pistols

      

Milieu des 70’s, le paysage rock est dominé par un rock progressif pompeux ( Yes et autres Valium pour les cages à miel). Une bombe éclate sur Londres, libérant une énergie brute, sulfureuse et nihiliste. Cette bombe a pour nom les Sex Pistols. Le sarcasme et l’absence de respect pour toutes les conventions sont alors inédits dans le rock, et c’est bien ce qu’on aime chez ces types. 1977, plus rien ne sera comme avant. Sauvagerie gargantuesque, cet album fait table rase du rock de son époque. Trois accords majeurs ont suffi à faire trembler les murs de Buckingham, trois accords ont fait naître la rébellion dans le corps et le coeur de milliers d’âmes perdues. Never Mind The Bollocks est tout bonnement une oeuvre révolutionnaire de l'histoire du rock'n'roll. Groupe mort-né, le monstre a été lâché jusqu’à fin 78, mais la relève était déjà là, The Clash en tête, mais ceci est une autre histoire.

Par Nico Cobja - Publié dans : www.goonies
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Samedi 26 mars 2005 6 26 /03 /Mars /2005 00:00

     

Quelle est pour vous l'ultime chanson rock ??? Soyons sages les 3 !!!

Ma liste (non définitive) : 

Rockin' in a free world    Neil Young                          

Baba O' Riley                 The Who

Born to run                 Bruce Springsteen

J'attends votre liste.

"HEY HEY MY MY, ROCK 'N' ROLL CAN'T NEVER DIE"

             

             

 

Par Nico Cobja - Publié dans : www.goonies
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